Le 8 mai 2020

 

Chant d'amour : Ode à la vie :

Inspiré du soleil,

ce mâtin au réveil.

 

J'aime.

 

J'aime en moi sentir cette force céleste,

qui embrasse toute chose,

et qui fait que l'on ose...

 

J'aime le rire des enfants,

"Clair!" comme une source de Crystal,

et qui ne sait pas encore, ce qui est bien ou mal.

 

J'aime cette aube crépusculaire,

quand le temps se confond,

quand le temps se morfond

et perd tous ses repères.

 

J'aime m'assoir aux terrasses des cafés

l'esprit décontracté,

et regarder les gens qui passent

 

J'aime les choses minuscules :

le bruit du bourdon,

le vol du papillon,

le bruissement des ailes de libellules.

 

J'aime l'humilité des peuples opprimés,

qui, sans dire un seul mot,

me montrent le chemin, d'un monde plus humain.

 

J'aime les mots qui chérissent,

les mots qui guérissent,

les mots qui portent,

et ouvrent de nos âmes les portes.

 

j'aime le pusillanime,

le crime du sublîme,

et toutes les rimes en imes.

 

J'aime n'être rien,

j'aime que l'on m'oublie.

 

J'aime apprendre des autres,

apprendre de la vie,

et me faire l'apôtre,

de ce qui nous réunis.

 

J'aime le chant de l'inconnu,

des mystères célestes.

 

J'aime les faux semblants,

qui révèlent les vérités cachées.

 

J'aime pleurer sur le monde,

et laver mon regard

aux sources de l'amour,

quand se lève le jour.

 

j'aime ce corps boiteux

qui habille mon âme,

il porte mon destin,

il porte mes passions,

et me rappellent sans cesse à plus de compassion.

 

J'aime le gazouillis des petites hirondelles,

au printemps de leurs vies.

 

j'aime la déférence,

envers nos préférences,

qui font les différences.

 

j' aime souffler dans mon dix trous,

quand le blues me prend,

de trop de nostalgie.

 

j'aime boire une bière le soir,

au balcon de l'espoir,

et, levant les yeux vers le ciel,

je regarde les étoiles,

dans leurs langages silencieux

elles m'inspirent ce message.

regarde nous bien, et n'oublie pas

plus noire, est la nuit qui nous entoure,

plus brillant et notre message d'amour!...

 

Christian FOULON

 

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Poème :

Dans le déchirant désert de ce monde, chacun crie "et moi, et moi, et moi ! ...

mais il n'y a que l'écho de nos propres voix pour nous répondre "et moi, et moi, et moi !...

 

Poète inconnu.

 

Vision du monde, inspiré ce matin face aux étangs le chant du Regard :

 

Du regard misérable,

au regard coupable,

Je chante les louanges du regard des anges.

 

Du doux regard aimant, que porte une maman,

sur l'enfant assoupi, dans son petit lit blanc.

 

Il est des regards qui caressent, des regards qui déchirent...

Il est de ces regards, qui font penser au pire...

 

Ce regard qui te tiens sous son jouc destructeur,

et qui par le fait même, en fait de toi, l'acteur.

 

Du regard vicié, au regard d'acier,

qui fait de toi un tueur,

qui fait que l'on en pleure.

 

Il, y a aussi, ce regard qui te nique,

celui du politique.

Le regard prostré de cet enfant mort-né,

qui est encore en moi, j' n'y peux rien, "c'est inné".

 

Ce regard salace, qui porte sur ta race...

Le regard fugace, celui, qui laisse des traces...

Et le regard des condamnés, morts par contumace.

 

Il y a aussi, le regard de pluie, de l'enfant misérable,

celui qui nous implore,

et le nôtre qui déplore,

de ne pas pouvoir, l'emmener à sa table.

 

Du regard du vieux, au regard pépère,

du regard vicieux, "celui qui exaspère!..."

 

Du regard lubrique, qui se pose sur les fesses,

au regard cynique, celui, qui se confesse.

 

du regard misérable, au regard coupable.

Du regard qui s'abîme, à celui qui déprime.

 

Le regard paumé, de ce fumeur de hash

qui pleure ses sentiments, qu'on détruit à la hache...

 

et celui de l'ivrogne, bien enfoui dans sa trogne,

qui cache ses sentiments, des regards sans vergogne.

 

Le regard magique, des enfants innocents.

Les regards joyeux, qui font qu'on est heureux.

 

Je rends hommage à tous ces regards qui expriment notre âme, qui font sortir la dame.

Mais de tous ces regards, je le dis, c'est intime,

Celui qui a ma préférence c'est celui qui exprime,

la profondeur de l'être, dans une joie extatique,

qui porte en lui l'amour, et qui est véridique.

Il s'élève vers le ciel en essence subtile

comme une odeur de miel,

comme une fleur fragile...

 

Christian FOULON

 

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Chant : dédié aux arbres

 

Dans le ce mâtin blafard, qui me laisse sans fard...

L'esprit et le corps nus, je marche ainsi, pieds nus.

Face à l'étang, ou mon souffle s'étends

Je me tiens debout...

Les tambours chamanes résonnent dans mon crâne

et m'inspirent ce chant venu du fond des âges...

Pacha Mama m'entends-tu ? (1)

Terre sacrée qui porte l'humanité

De tes contrées lointaines aux terres inconnues.

Les arbres sont partout et couvrent ta surface

ils soignent tes plaies d'une bonté fugace

tel le bouleau(2), qui soignent les trous béants

provoqués par les bombes des guerres fratricides

de mes frères inconnus aux pensées aigres - acides,

sans relâche il travaille

à masquer la mitraille,

sur ton âme blessée.

Et soudain je voyage, je vois les silencieux(3)

au pieds de leurs racines, ils montent jusqu'au cieux

me cachant la lumière, je pleure sur ma terre

je pleure sur mes frères...

Les larmes lavent mes yeux fatigués de ces visons d'horreur,

Je découvre soudain tes forêts amazones, les forêts de lumière

les animaux sauvages...

Je te rends hommage, à toi le chêne, à ta force sacrée,

à toi le noisetier, qui balise mon sentier.

A toi le houx, qui soigne mon courroux.

A toi le conifère, qui purifie en moi les humeurs mortifères.

A tous, arbres fruitiers, qui sans distinctions nourrissent toutes les créatures

engendrées ici-bas, par notre mère nature

à toi hêtre pourpre(4), je rends hommage,

à ta sagesse séculaire, qui calme ma colère quand mon visage s'empourpre,

je me vois m'assoir sur tes racines géantes.

Et te dire à voix basse :" de mon humanité, tu vois j'ai la nausée"

alors dans ton silence qui rends mon cœur paisible tu susurres tout bas "il faut te pardonner"

Je rends hommage à toi arbre , qui abrite le nid et cultive la vie me rendant confiance en mon humanité,

je peux te dire aujourd'hui et n'en prends pas ombrage : "tu es un hêtre humain".

Quand au sang de la vigne, tu réchauffes nos cœurs, des remords qui nous hantent : D'êtres des fils indignes.

Tu nous donnes l'ivresse, qui calme notre détresse, à ceux qui n'ont plus rien, tu calmes le chagrin.

"J'espère que je verrai ce jour ou enfin nous pourrons boire ton vin, mais cette fois dans la joie d'une réconciliation :
En festins somptueux, dans la fraternité. "amis, frères, pauvres ou riches sous les arbres centenaires ou nul n'est oublié....
D ans ce jour attendu le vin élevant nos esprits vers les hautes cimes des arbres, fera enfin de nous, " des êtres spirituels !..."

 

Christian FOULON

 

1) Pacha mama : Nom donné par les peuples d'Amérique du Sud qui signifie : "notre mère la terre"

2) bouleau : Arbre médecine, c'est le premier arbre qui repousse après les irruptions volcaniques, les anciens disaient qu'il soigne les plaies de la terre, en Normandie, on peut les voir en nombre autour des trous creusés par les bombardements.

3) Séquoias géants d'Amérique du nord : C'est le nom donné à ces êtres par les amérindiens.

4) Ce hêtre magnifique se trouve dans le parc de l'Abbaye du Valasse je m'assois souvent à ses pieds afin de méditer.

 

 

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Les chants Du yi (en référence aux yi King)

Composé le 2 avril 2020

Aux étangs, un Arbre

 

De bon matin, je suis parti pour retourner chez moi

Entre ciel et terre je me suis posé en moi

De l'arbre j'ai pris l'apparence et entre pleurs et rires

De bon gré, il m'a fallu souffrir

La douleur un instant et devenue ma compagne

En face de cet étang, en pleine campagne.

Mes racines solidement plantées en terre

Je me suis étendu pour me taire

Je regarde sans voir

Et j'entends le silence

La demoiselle (1) gracile se pose sur ma main

La force se veut docile aux bouts de mes deux mains

Le sommet de mon crâne touche le ciel

Mon corps est de pierre, et mon esprit bleu ciel.

Jadis, naguère, autrefois, que je tombe en poussière si je les réemplois (2)

Ici et maintenant

Je sens cette vie qui palpite en moi

Empli de vacuité tout est là et rien ne me manque

Je pense à mes élèves

Ce chant s'élève en moi

Et je pense, " qu'ils puissent tous vivre heureux et libre"

Que la mort les épargnes

Afin que tous, communiant dans la joie, nous puissions de nouveau vivre ces moments là

 

Christian FOULON

(1) (demoiselle : libellule)

(2) phrase empruntée à la chanson : les cœurs purs, de j-Roger Caussimon

 

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bonjour, Gérard

Je t'envoies quelques recommandations pour la pratique personnelle de tout un chacun!...

En dehors de toutes les recommandations édictées par le gouvernement et qu'il faut "bien sûr" suivre, je préconise pour ma part une pratique personnelle si possible dans la nature ou son jardin. La séance se décomposant comme ceci.

1) exercices d'ouverture

2) stimulation des méridiens des membres inférieurs (contractions isométriques)

3) renforcer les reins (le ver) 15 à 30 minutes

4) zhan zhuang (l'arbre) 15 à 30 minutes possible en 3 fois 10 min "ne pas s'arrêter à l'apparition de douleurs continuer 2 à 3 min en plus

Pour les personnes ayant un arbre bouleau (arbre guérisseur) dans son jardin poser les mains sur l'arbre 10 à 15 min puis dos à l'arbre inverser le ciel et la terre lors de l'exercice mains sur l'arbre (penser aspirer par le poing lao gong expirer par le point yong shuan "source bouillonnante"

Ce qui est important c'est renforcer l'immunité donc travailler avec la douleur "fin de séance apaiser avec des ex : bien-être).

Je rappelle à tous que l'important en qi gong comme en arts martiaux c'est pour l' être humain l'accomplissement de sa véritable nature et l'obtention de sa liberté...

L'occasion nous est donné en ces circonstances et à chacun de nous prendre en charge sa pratique....

Bien sûr toutes les autre pratiques peuvent être travaillées voir site (vidéo en ligne)
Bon courage, 

J'espère vous revoir bientôt !...

Christian   FOULON